Email :

En bonne compagnie ? Verri et Beccaria invités de la coterie du Baron d’Holbach - Article 2


MUSITELLI (Pierre)

Appartenant à la collection :
Articles à l'unité

En stock

Prix
PDF
Format :
2,00 €
2,00 €

En bonne compagnie ? Verri et Beccaria invités de la coterie du Baron d’Holbach - Article 2

Double-cliquez sur l'image ci-dessus pour la voir en entier

Zoom arrière
Zoom avant

Plus de vues

  • ISBN : 978-2-86781-915-5
  • Nombre de pages : 14
  • Format : 16 x 24
  • Sortie Nationale : 2013/12
En 1761, un groupe d’aristocrates milanais fonde un cercle de réflexion réformateur, baptisé Accademia dei Pugni, l’« Académie des coups de poing », pour accréditer la rumeur qui prêtait à leurs débats un tour si animé qu’ils finissaient en pugilat. Pietro Verri, son frère Alessandro et Cesare Beccaria en sont les membres fondateurs. Ils inaugurent une forme d’amitié et de sociabilité littéraire dont les fruits sont publiés dans le périodique Il Caffé (1764-1766), ainsi nommé en hommage aux coffee houses britanniques. Cette publication coïncide avec le succès européen de l’ouvrage de Beccaria, Des Délits et des peines (1764), qui ouvre aux Milanais les portes des salons des encyclopédistes parisiens. Mais les aléas du voyage font bientôt s’évanouir cette promesse d’alliance entre les deux milieux intellectuels. Beccaria, transi par la timidité et le mal du pays, tourne les talons peu après son arrivée ; Alessandro Verri découvre une sociabilité fervente, engagée et audacieuse qui éveille en lui un fond de défiance à l’égard des Lumières françaises. Pietro Verri s’en irrite : le voyage qui devait couronner la reconnaissance européenne des Pugni aboutit, paradoxalement, à un repli de chacun sur la sphère privée. Le présent article s’intéresse à la façon dont Alessandro Verri renverse et construit tout à la fois dans sa correspondance certains stéréotypes sur la sociabilité de ses hôtes parisiens.


In Good Company? Verri and Beccaria in Baron d’Holbach’s literary circle
In 1761, a group of Milanese aristocrats founded a radical circle called Accademia dei Pugni, the « Academy of Punches », to substantiate the rumor lending to their debates such an animated turn that they ended in fist fights. Pietro Verri, his brother Alessandro and Cesare Beccaria were its founding members. They pioneered a form of friendship and literary exchange whose fruitful outlet was the journal Il Caffé (1764- 1766), named in tribute to British coffee houses. At the same time, the success across Europe of Beccaria’s work On Crimes and Punishments (1764) granted the Milanese intellectuals access to the salons of leading Encyclopédistes in Paris. With the vagaries of travel, the promise of an alliance between the two intellectual circles soon vanished. Beccaria, feeling uneasy and homesick, started back home almost as soon as they had arrived, while Alessandro Verri discovered a fervent, committed and bold sociability which awakened his enduring distrust of French Enlightenment ideas. Pietro Verri was greatly disappointed by the outcome of the travel: instead of confirming the European fame of the Pugni, it paradoxically turned into a withdrawal from the public sphere. This paper examines the way Alessandro Verri’s correspondence both overturns and contributes to the dissemination of a number of stereotypes concerning the sociability of his Parisian hosts.


Allemagne et la crise de la raison (L')
Les amis de Gilbert Merlio ont souhaité lui offrir pour son 65e anniv...
Chute du Mur de Berlin (La)
Dix ans après la chute du Mur et l’unification de l’Allemagne, il...
Interférences franco-allemandes et Révolution française
L'originalité de la perspective adoptée ici vient de ce que les
Provinciales. Hommage à Anne-Marie Cocula (2 Tomes)
Consacré au fait provincial, ce recueil cherche à appr...