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Une société para-maçonnique jacobite dans les comtés de l’ouest du Pays de Galles durant la première moitié du XVIIIe siècle : Les Sea Serjeants - Article 15


DELON (Francis)

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Une société para-maçonnique jacobite dans les comtés de l’ouest du Pays de Galles durant la première moitié du XVIIIe siècle : Les Sea Serjeants - Article 15

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  • ISBN : 978-2-86781-915-5
  • Nombre de pages : 12
  • Format : 16 x 24
  • Sortie Nationale : 2013/12

Ce cénacle tory, implanté dans les comtés de l’ouest du pays de Galles, revendiquait, selon son historiographe (Richard Fenton, 1811), une filiation historique avec les templiers qui, après la dissolution de leur Ordre, se fondirent dans les familles des seigneurs locaux. En fait, il apparut, au milieu des années 1720, pour accueillir les membres éminents d’une gentry restée fidèle aux Stuart et hostile au gouvernement hanovrien dirigé par les whigs. Ses membres, admis au terme d’une « initiation », se répartissaient en deux classes : les sea serjeants proprement dits (au nombre de 25) et les probationers (novices) astreints à un apprentissage d’une année avant de pouvoir poser leur candidature dès la première vacance. Le nombre total n’excéda jamais 35 frères. Tous arboraient, suspendu à un ruban bleu, un bijou distinctif consistant en un dauphin en argent inscrit à l’intérieur d’une cocarde elle-même placée sur une étoile à huit branches. La société se retrouvait une fois par an dans une ville côtière sous la houlette d’un collège de 7 officiers (un président élu à vie, un secrétaire, un examinateur, un chapelain et deux stewards). Les réunions, consacrées à l’origine à renforcer la suprématie locale des tories par la mise en place de comités électoraux, évoluèrent, après 1750, sous l’influence de son dernier président, le député sir John Philipps, apparenté aux Walpole, vers des activités mondaines (banquet, bal, élection d’une dame patronnesse). L’abandon, au début du règne de George III, par les anciens tories, de leurs illusions jacobites sonna le glas de la société dont certains responsables s’étaient imposés à la tête des loges maçonniques, à l’image de sir Edward Mansell, premier Grand maître Provincial du sud du Pays de Galles de 1727 à 1754.


The Sea Serjeants : A Jacobite pseudo-masonic society in the maritime counties of South Wales in the first half of the eighteenth century
According to its historian (Richard Fenton, 1811) the Sea Serjeants, a Tory society based in the western counties of Wales, claimed a historic affiliation with the Templars, who, after the dissolution of their Order, gradually intermarried with the families of the local chieftains. In fact, it appeared in the mid-1720s to receive members of the gentry remained faithful to the Stuart and hostile to the Hanoverian government dominated by the Whigs. Members were admitted after an initiation and divided into two classes: Sea Serjeants proper (25 in number) and a number of Probationers who had to serve in that capacity for one year before being eligible for election to Serjeant when a vacancy arose. The total number never exceeded 35. A distinctive badge was worn by members during the annual meetings. It took the form of a silver dolphin within a rounded set on an eight-pointed silver star, the whole being placed on blue ribbon. The Society met once yearly at a town on the seaside or a tidal river. The seven officers consisted of a President (elected for life), Secretary, Treasurer, Examiner, Chaplain and two Stewards. The meetings originally served to reinforce Tory supremacy by the establishment of electoral committees, but after 1750, under the influence of its last president MP Sir John Philips, who was related to the Walpole family, they developed into social events (banquet, ball, election of a lady patroness). A t the beginning of George III’s reign the abandonment by former Tories of their Jacobite illusions sounded the death knell for the Society, whose leaders were placed at the head of Masonic lodges, like Sir Edward Mansell, first Provincial Grand Master of South Wales from 1727 to 1754.

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