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Dune rejuvenation, are we beyond trial and error ? - Article 8


GEELEN (L.H.W.T.), ARENS (S.M.), VEER (M.)

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Dune rejuvenation, are we beyond trial and error ? - Article 8

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  • ISBN : 978-2-86781-819-6
  • Nombre de pages : 8
  • Format : 21 x 29,7
  • Sortie Nationale : 2015/04
Cette communication entend exposer les changements importants des 2 dernières décennies en matière de gestion des dunes dans un but de protection de la nature et de défense côtière le long de la côte des Pays-Bas. En 1990, le gouvernement néerlandais a décidé de maintenir la ligne de côte sur sa position au moyen de rechargements en sable. Ceci a conduit à un changement radical de la politique de défense côtière : d’une gestion réactive de l’avant-dune (en réponse aux dégâts causés par les tempêtes), nous sommes passés à une approche proactive (en gérant les stocks de sable à large échelle). La gestion intensive des avant-dunes n’était alors plus nécessaire. Par conséquent, les processus naturels au sein des avant-dunes s’en sont trouvés revivifiés et le budget sédimentaire du système plage-dune a changé. Dans quelques secteurs, l’arrivée de nouvelles quantités de sable a permis le développement de dunes embryonnaires au-devant
des avant-dunes existantes. Dans d’autres situations, la diminution des efforts de gestion de l’avant-dune elle-même a favorisé l’apparition de formes d’érosion éolienne, telles que les siffle-vent et les caoudeyres. Au milieu des années 1990, les responsables de la protection de la nature aux Pays-Bas ont été alertés par la raréfaction des habitats pionniers. Une dynamique éolienne plus intense était nécessaire pour les préserver et maintenir les pelouses dunaires. Plusieurs projets de rajeunissement ont ainsi tenté de restaurer la dynamique éolienne dans les dunes. Des opérations de déstabilisation ont conduit à une augmentation notable du transport de sable par le vent, ce qui a eu des conséquences importantes sur l’écologie. Cela n’a cependant pas conduit à une remobilisation totale des dunes. L’un des principaux problèmes venait de la présence de racines (mortes ou vivantes) restant en place après l’enlèvement de la végétation et du sol de surface. L’élimination des racines pendant un certain nombre d’années semble être un élément essentiel. Mais, même en procédant de la sorte, il n’est pas certain que les dunes remobilisées demeurent mobiles à long terme. Nous sommes convaincus que le changement dans la politique de défense côtière offre de nouvelles opportunités pour la gestion de la nature. Le sable mobile, qu’il s’échappe ou qu’il s’accumule, crée de nouveaux habitats pour des espèces pionnières menacées par les dépôts d’azote. De plus, la stimulation de la redistribution naturelle du sable à l’intérieur du système par l’arrachage de la végétation dans et à côté des avant-dunes rétablit le transport du sable vers les espaces internes, ce qui accroît leur résistance aux inondations. La combinaison de la protection de la nature et de la défense côtière conduit donc à une situation gagnant-gagnant.