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Mise en eau du lac de barrage de Bagré, révélatrice et amplificatrice de conflits préexistants (La) - Article 4


ROGER (Élodie)

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Mise en eau du lac de barrage de Bagré, révélatrice et amplificatrice de conflits préexistants (La) - Article 4

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  • ISBN : 978-2-86781-803-5
  • Nombre de pages : 12
  • Format : 21 x 29,7
  • Sortie Nationale : Décembre 2012
Pendant de nombreuses années, le fleuve Nakambé, principale ressource en eau de la région de Bagré, a été perçu comme une menace par les populations (présence de génies, source de maladies). L’organisation agricole Bissa plaçait donc ce cours d’eau en périphérie de son territoire. Puis, à partir des années 1970, un retour en direction du fleuve s’est opéré. Mais c’est principalement au cours des années 1980, que la région de Bagré a connu de profondes mutations (accroissement démographique, réforme agraire et foncière, arrivées de populations) qui ont conduit à une extension de la mise en culture. La création du lac de barrage de Bagré, au début des années 1990, a amplifié l’attractivité de cet espace : un accroissement de la dégradation du couvert végétal, des recompositions territoriales ainsi que des conflits fonciers puis hydriques ont été observés. Toutefois ce changement n’a pas été identique dans l’ensemble de la région de Bagré et l’eau n’a été et n’est en réalité que révélatrice des tensions préexistantes principalement entre agriculteurs et éleveurs. Afin de réduire ces conflits, une zone pastorale a été matérialisée en 2000, mais les rapports entre ces deux catégories d’acteurs ne sont toujours pas solutionnés. Enfin, la mise en place de la GIRE (Gestion Intégrée des Ressources en Eau) est également le témoin de tensions foncières d’origine hydriques.