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Successful recovery of grey dunes after shallow sod cutting and wildfire - Article 13


VAN TIL (M.), KUITERS (A.T.), DOVEREN (W.), KERKHOF (W.), GEELEN (L.H.W.T.)

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Successful recovery of grey dunes after shallow sod cutting and wildfire - Article 13

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  • ISBN : 978-2-86781-819-6
  • Nombre de pages : 10
  • Format : 21 x 29,7
  • Sortie Nationale : 2015/04
Au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, les pelouses dunaires des Pays-Bas, habitat de dune grise, ont souffert d’un très fort envahissement par des herbes hautes et des buissons, principalement en raison de longues pratiques de stabilisation, de dépôts azotés et du déclin des populations de lapins. La perte de biodiversité est combattue par différentes mesures de conservation, telles que le pâturage, le fauchage, l’étrépage, et la recréation de zones de déflation. Par ailleurs, le feu peut aussi être considéré comme un outil de restauration des dunes grises. Dans les dunes de l’Amsterdam Water Supply, en 2002, un étrépage superficiel a été réalisé à titre expérimental dans des dunes grises dégradées. La recherche a concerné principalement les effets de l’étrépage sur les paramètres du sol et la composition de la végétation, sur des placeaux avant et après étrépage, comparés à des placeaux témoins envahis de buisssons et des placeaux représentatifs de dune grise en bon état. Par ailleurs, quelques groupes d’insectes tels que les papillons et les orthoptères ont été étudiés. En 2004, un incendie a détruit un petit massif d’Argousier dans une dune grise rattachée au Taraxaco-Galietum veri. Les paramètres de sol et de végétation en ont été étudiés en 2011. Des placettes touchées par le feu ont été comparées avec des placettes témoins non touchées et de dunes grise en bon état sans Argousier. Dans les pelouses dunaires du Taraxaco-Galietum veri, l’étrépage superficiel a permis de reconstituer la végétation et de faire revenir le lapin et certaines espèces caractéristiques de papillons et d’orthoptères en moins de 8 ans. Les pelouses dégradées des dunes grises rattachées au Phleo-Tortuletum ruraliformis se sont aussi améliorées, mais elles réagissent plus lentement à l’étrépage, sans doute à cause d’un nombre momentanément plus élevé de lapins et à une moindre disponibilité en nutriments. Le recouvrement en espèces rudérales s’est fortement réduit dans les deux cas. Dans les zones incendiées, les buissons d’Argousier n’ont pas repris. Le nombre moyen d’espèces typiques des dunes grises était significativement plus haut que dans les buissons non brûlés, mais plus faibles que dans les dunes grises voisines en bon état. Les facteurs de réussite de l’étrépage superficiel sont une approche à petite échelle, la présence de populations reliques d’une végétation de dune grise encore bien développées, et d’une faune associée et au retour à des espaces ouverts de sable nu à végétation variée. L’évolution du milieu après incendie montre que les buissons d’Argousier peuvent être réhabilités en dune grise par le feu. Les lapins fortement présents sur tous les sites ont probablement joué un rôle positif dans la réhabilitation de la dune grise.